Demandez votre Box de Rachat gratuite Livraison et Retour gratuits Authenticité, Prix & Qualité certifiée 01 86 95 73 86

La Slow Fashion. Vous entendez ce terme, par-ci par là, entre deux reportages,  mais vous ne savez pas vraiment ce qu’il veut dire, ou d’où il vient ? N’ayez crainte, on va tout vous expliquer. La Slow Fashion est un mouvement dans le monde de la mode qui prend de plus en plus d’ampleur depuis maintenant plusieurs années. C’est une manière plus responsable de considérer les habits que l’on achète, en prenant en compte tout ce qui entre dans son processus de fabrication. Cela ne vous dit toujours rien ? Pas de soucis, vous allez tout comprendre.



La Slow Fashion, qu’est-ce que c’est véritablement?

 

Même si le « slow movement » est apparu dans les années 80, ce n’est qu’en 2007 où il finit par toucher l’industrie du textile. Le terme « slow fashion» est premièrement utilisé par le docteur Kate Fletcher, toujours en 2007, et définit ce concept, à lors nouveau, comme l'action de réfléchir consciemment avant d’acheter un vêtement et ainsi, de consommer mieux, de manière plus responsable et moins impulsive. Le terme fait directement référence au mouvement « slow food » qui fait l’opposition au «  fast food », et à l’instar, ici « la slow fashion » contredit « la fast fashion ». La Fast Fashion est ce système instauré de maintenant plusieurs décennies qui poussent les grandes marques, et même les maisons de haute couture à renouveler leurs collections plusieurs fois par mois. Saviez-vous que des enseignes comme H&M ou encore Zara sorte pas moins de 52 collections par an ? Des maisons comme Chanel montrent dix collections par an. La demande est-elle si importante ? Avons-nous besoin de tant d'offre ? Quand on sait que les Français ne portent environ que 30% de leur garde-robe – les études le prouvent - , cela laisse à réfléchir. Face à un marché saturé, des nouvelles initiatives sont mises en place pour redonner un sens à cette acte devenu presque banal.



C'est là qu'intervient la Slow Fashion. Et maintenant, ce n'est plus le seul acte d'acheter qui prime, c'est tout ce qui vient en amont et même après. En février 2013 , la journaliste Elizabeth Cline publiait son enquête, intitulée '' Overdressed : the Shocking High Cost of Cheap Fashion,signifiant littéralement : ' Trop habillé : le coût choquant de la mode à bas prix '' . Une enquête qui fait tristement écho au tragique événement de Dhaka au Bangladesh en avril 2013 : une usine de textile insalubre s'effondrait sur ses employés, causant alors un lourd bilan humain, mais aussi des prises de conscience nécessaires sur les conditions de travail inhumaines des employés. Il est triste de se dire qu'il a fallu entendre un accident pareil pour que l'on prenne conscience qu'un changement devait avoir lieu.

 

Et le changement est là, il s'installe, petit à petit, et ne cesse de regorger d'efforts pour s'imposer face aux géants de l'industrie. Prenons des jeunes marques comme Loom, créée en 2016, ou Veja ('' regarde'' en brésilien), qui nous proposent des vêtements de meilleures qualités, durables et responsables, avec une traçabilité transparente , ou même Kilo Shop et Hippy Market qui nous propose d'acheter vintage à des prix raisonnables. Et bien sûr nous même , Prêt à Changer, qui vous rachetons vos vêtements et leur permettent d'avoir une seconde vie. Les acteurs et les possibilités sont là, nous créons notre espace lentement mais sûrement, utilisant les méthodes qui nous sont donnés : les réseaux sociaux influents comme instagram ou encore twitter nous permettent de nous faire connaître au plus grand monde, et par la même occasion , de sensibiliser une majeure partie des acheteurs.

 

Les enjeux de la Slow Fashion sur tous les fronts

 

Car à l'heure d'aujourd'hui, nous ne pouvons plus nous permettre de consommer comme avant. La situation est bien trop grave : notre empreinte énergétique et écologique est beaucoup trop élevée pour que l'on consomme sans penser à notre planète. Un seul T-shirt en coton demande environ 2 700 litres d'eau, ce qui revient environ à 20 bains. L'empreinte carbone qu'il engendre est de 5 kg, soit 20 fois son poids. Avant d'arriver dans nos placards, il aura parcouru 40 000 kilomètres, soit une fois le tour de la Terre.

Et quand on réalise que toutes les grandes enseignes de prêt-à-porter lancent des nouvelles collections toutes les 2 à 6 semaines, on comprend que nos méthodes de consommation et de production doivent changer, et rapidement. Les bilans écologiques sont très lourds chaque année ; la faune et flore marine disparaît à cause des déversements de produits chimiques dans les rivières et fleuves ; les plantations sont gourmandes en ressources non renouvelables, et plus de la moitié des pesticides est utilisée sur les cultures de matières premières.

La part de responsabilité n'est bien sûr pas qu'à donner aux consommateurs. Le problème vient toujours de la source principale, et ici, ce sont les designers cachés derrières les nombreuses collections qui sortent chaque année. Dans le processus de fabrication, le matériau, la matière première, est toujours l'une des premières choses à laquelle on réfléchit. Le médium dans lequel on veut créer va définir notre vêtement, sa forme, sa finalité, depuis la phase de réflexion jusqu'à la phase de production. Il est donc nécessaire en tant que designer de réfléchir à des matériaux renouvelables, issus du recyclage ou d'une agriculture biologique, et de les intégrer à un processus de fabrication qui se veut éthique et respectueux de l'écologie. Et si la question '' mais ce sera encore beau ?'' se pose, il suffit de regarder l'engagement de Stella McCartney, créatrice reconnue, à créer des vêtements issus de matières recyclés et sans produits venant d'animaux. Si un grand nom de la mode comme Stella McCartney peut s'engager à ce niveau, alors pourquoi pas d'autres ? Pourquoi pas nous , simples consommateurs?

 

L’engagement à notre échelle

 

Et oui, car il est possible d’apporter un changement à notre niveau, en tant que particulier. Si cela n’était pas possible, alors il n’y aurait pas autant de marques qui proposent ce type de service de réutilisation, de revente de vêtements, il n’y aurait pas ces nouvelles marques de vêtements éthiques et responsables qui se fraient peu à peu un chemin sur la scène du prêt-à porter. Même depuis chez nous, nous pouvons agir de manière plus responsable. Qui nous empêche de changer nos vêtements nous-même, leur redonner belle allure avec une nouvelle coupe, un nouveau design ? La mode du DIY est bien à la portée de tout le monde et c’est normal; il suffit d’un peu d’inspirations, de créativité et de bonne volonté et on peut changer sa garde-robe d’un coup de ciseaux.

 

C’est ce que nous avons fait chez Prêt à Changer; avec quelques vêtements invendus, nous avons pu créer des nouvelles pièces, plus modernes, plus personnalisées et uniques, et sans coût exorbitant. La démarche a été simple : nous avons récupéré des vêtements défectueux, et après une séance de brainstorming, de recherches d’inspirations des tendances actuelles , nous avons décidé de réaliser une robe et un tailleur, pour la mi-saison, et potentiellement pour le printemps-été. Premièrement, il faut réfléchir aux matières, aux tissus : vont-ils ensemble? Le contraste est-il flagrant ? Les couleurs se marient-elles correctement? Puis vient la phase de croquis, et c’est là qu’entre en jeu toute votre créativité. C’est ici que vous pouvez vous épanouir en créant quelque chose qui vous ressemble. Avec nos créations, pour la robe, nous avons choisi de garder le col en V du pull d’origine, pour une touche vintage. Le tailleur a été conçu à partir d’un ensemble composé d’une longue veste et d’une robe.

    

 

   

    

Si le DIY fait fureur depuis maintenant des années, nous savons maintenant pourquoi. Rien ne nous empêche de nous créer une nouvelle garde-robe à partir d’habits que nous possédons déjà. Armée d’une bonne machine à coudre, de ciseaux et d’aiguilles, d’un peu de créativité, et ça y est, vous disposez de tous les moyens pour réaliser vous même vos vêtements. Et puis qui n’a jamais rêvé de porter une pièce unique, fait sur mesure? N’y aurait-il pas plus de valeur à avoir un vêtement qui vous correspondrait parfaitement? Pensez à ce sentiment de bonheur que vous éprouvez chaque fois que vous portez quelque chose de neuf, il est peut-être bref, mais cela vous fait du bien. Ajoutez alors ce bonheur, combinez le à de la fierté et imaginez ce que vous pourrez ressentir si vous portez quelque chose que vous avez conçu de vos propres mains. Ne serait-ce pas bien mieux pour vous et l’environnement? Nous savons très bien que cela ne va pas tout régler, la Fast Fashion occupe une place encore beaucoup trop importante pour les créateurs, mais la Slow Fashion est une solution de taille, qui ne fait que gagner du terrain et en s’implantant au long terme dans nos modes de vie et de consommation, on ne peut qu’espérer pour une baisse de nos impacts négatifs sur notre environnement. 

 

Iswara de Prêt à Changer.